Cette nouvelle méthode a un nom, c’est le « vibe coding ». Je ne suis pas prêt pour le « vibe coding », j’ai essayé mais je ne suis pas convaincu.
Après des essais et des essais, toujours prêt à dégainer le git rollback, parfois très très content, j’ai activé le Claude Code Agent par Api et je lui ai demandé d’optimiser la partie Blob/images de mon code Flutter. J’ai testé, très bien, nickel... ...catastrophique, j’ai commit ! bon ben j’en suis encore aujourd’hui des semaines après à corriger et retourner en arrière ; il a fait n’importe quoi.
Coder avec l’IA c’est de la dette technique massive. Pour un outil maison c’est parfait, mais pour mettre en production quelque chose d’à peu près complexe c’est pas la peine. Si votre application tourne déjà en production avec des clients dessus, le conseil arrive trop tard ; il reste à la remettre en état.
La dette technique
Ce code généré à l’aveugle, ou presque, est lourd, standardisé et souvent truffé de failles de sécurité et de bugs insolubles sans reprendre en main l’intégralité du code. La machine intelligente assemble des blocs sans considération de l’ensemble, ce qui entraîne au premier bug complexe ou au premier besoin d’évolution spécifique, l’effondrement de toute l’architecture.
Cette dette technique n’apparaît pas immédiatement au moment de la validation du produit, et si certains éléments apparaissent, ils peuvent être éludés « par un nous allons corriger » ; de toutes façons ils ne seront pas nombreux à se révéler lors d’une présentation en réunion. Ce code « marmelade », difficile à relire et risqué à modifier, finit par ralentir toute votre entreprise. Un produit plein de bugs est un produit à la mauvaise réputation et sa réputation est très souvent définitivement compromise .
La performance machine
Un service qui « rame » est un mauvais produit. Pour qu’un produit soit performant il faut le gérer aux petits oignons ; chaque requête en base de données, chaque calcul, chaque réponse doit avoir été pensé, testé et optimisé. Le code informatique, c’est l’art de perdre des heures pour gagner des millisecondes.
Personne ne sait ce qu’il y a dedans
Faire la différence entre un code généré par IA et un code élaboré est quasiment impossible pour un client. Il faudra faire confiance au développeur. La situation s’aggrave aujourd’hui avec l’arrivée d’IA qui codent massivement et d’architectes qui se bornent à valider des résultats visuels sans jamais auditer la programmation.
Un développeur qui génère des blocs de code à l’aveugle peut, sans le savoir, intégrer du code soumis à des licences restrictives (du code sous copyright) ; c’est un risque juridique direct pour votre entreprise. Utiliser un dump (une copie) de la base de production pour coder en local ou tester une nouvelle fonctionnalité, c’est DANGEREUX.
Reprendre la main
Je relis le code, je le comprends, je le corrige, et je vous le rends documenté. Je ne teste pas la sécurité de vos systèmes par des attaques « sur étagère », je travaille sur le fond en auditant réellement vos systèmes depuis l’intérieur. L’IA me sert de documentation surpuissante et d’assistant pour défricher des algorithmes complexes, mais elle ne prend aucune décision d’architecture et n’écrit pas mon code définitif sans que je n’aie éprouvé la solution proposée. Je n’utilise plus le mode agent « pur ». Mais je pratique la review systématique et je ne suis pas près de commit un truc que je n’ai pas vérifié intégralement.
Une fois remise en état, l’application peut entrer dans ma gestion d’actifs numériques, comme le reste. Je vous indique mon prix maximum avant de débuter une prestation. Oui, l’IA baisse le prix de mes prestations car elle me fait gagner du temps ; beaucoup de temps.
L’intelligence artificielle n’est pas la fin des codeurs, c’est le moment où les choses sérieuses commencent.





